Depuis 2003, la permanence d’écoute psychologique fait partie du quotidien des collèges et lycées de Loire-Atlantique. Plus de 4 000 entretiens sont réalisés chaque année : derrière ce chiffre, ce sont des jeunes qui viennent chercher un espace pour parler et être écoutés.
Pour cette rentrée 2026-2027, le Service de Psychologie fait évoluer certains repères et modalités de fonctionnement, au plus près des besoins observés dans les établissements.
Ce que les chiffres révèlent

La répartition des entretiens de 2025/2026 par niveau de la 6ème jusqu’à la terminale fait apparaître une réalité nette : le collège concentre près des deux tiers des sollicitations, avec un pic en 6e (22,8 %), puis en 4e (15,9 %) et en 5e (15 %). L’entrée au collège et le cœur de l’adolescence semblent ainsi constituer des périodes où le besoin d’être écouté s’exprime particulièrement.
Les lycéens sollicitent eux aussi les temps d’écoute. Leur présence est toutefois à mettre en regard du nombre moins important d’établissements concernés, ce qui rend les comparaisons entre niveaux plus délicates.
Les motifs de consultation sont variés et parfois complexes : mal-être (stress, tristesse, colère), crises suicidaires, anxiété, difficultés dans les relations familiales ou avec les pairs, isolement, rejet, conflits, harcèlement et cyberharcèlement. Les questions liées à la scolarité sont également très présentes : difficultés d’apprentissage, pression scolaire, perte de motivation, absentéisme ou encore questionnements autour de l’orientation. Les entretiens peuvent enfin concerner la vie affective et relationnelle, qui prend une place importante dans les préoccupations des adolescents.
Un cadre qui protège l’élève, sa famille et l’établissement
Les entretiens ont lieu à la demande de l’élève, de sa famille, ou sur proposition d’un membre de l’équipe éducative, l’engagement de l’élève reposant toujours sur son volontariat. Le psychologue est tenu à la confidentialité sauf s’il existe un danger pour le jeune ou pour autrui.
Le courrier d’information aux parents, est à remettre impérativement aux familles pour la rentrée 26/27 (envoyé en juin).
Les élèves étant majoritairement mineurs, ce document répond à des exigences légales et déontologiques strictes, et protège à la fois l’établissement et la DDEC en cas de recours parental. Les familles qui ne souhaitent pas que leur enfant rencontre le psychologue doivent dès la rentrée le formuler par écrit auprès du chef d’établissement.
Une infographie de présentation de la permanence est disponible ici : elle peut être affichée dans l’établissement ou transmise aux coordonnateurs de la permanence.
Une présence ajustée au plus près des besoins
Notre observation clinique de ces dernières années conduit à faire évoluer la manière dont le temps de permanence est employé. Au cours de l’année 2026-27, chaque psychologue procédera à une évaluation des besoins au cœur des établissements et réajustera son organisation en conséquence.
Concrètement, cet ajustement pourra prendre plusieurs formes selon les situations rencontrées : des créneaux d’entretien allongés pour les problématiques qui le justifient, l’ouverture d’un temps dédié aux échanges téléphoniques avec les familles, les partenaires de soin ou les équipes et une répartition du calendrier de présence adaptée à ces nouveaux équilibres. L’objectif reste inchangé : garantir la qualité de l’écoute là où elle est le plus attendue, plutôt que de multiplier les temps courts.
Cette évolution sera construite en dialogue avec chaque établissement, en lien avec le chef d’établissement.
Trois conditions nécessaires à l’écoute
Le temps. Un entretien requiert au minimum trente minutes : c’est la durée nécessaire pour établir une alliance thérapeutique et, le cas échéant, déclencher des mesures d’urgence. L’organisation des plannings doit en tenir compte.
Le lieu. Un local calme et accueillant, garantissant la confidentialité des échanges, conditionne directement ce que l’élève pourra déposer.
Le lien. Le bon fonctionnement de la permanence repose sur les échanges réguliers entre les coordinateurs (RVS, infirmiers, adjoints, chefs d’établissement) et les psychologues.
En cas de souhait de développement de la permanence d’écoute.
Plusieurs établissements souhaitent aujourd’hui donner davantage d’ampleur à ce dispositif, rapprochez-vous de votre chef d’établissement.
